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Mon conjoint et moi avons-nous besoin du même montant d’assurance vie?

C’est une question que plusieurs couples me posent : « Jason, est-ce qu’on devrait avoir le même montant d’assurance…

Couple discutant de montants d’assurance vie

C’est une question que plusieurs couples me posent : « Jason, est-ce qu’on devrait avoir le même montant d’assurance vie tous les deux? »

Ma réponse est simple : pas nécessairement.

Dans un couple, les deux personnes n’ont pas toujours les mêmes revenus, les mêmes responsabilités ni le même impact financier sur la famille.

C’est pourquoi je ne crois pas qu’on devrait simplement dire : « On va prendre 500 000 $ chacun parce que c’est plus facile. »

Je préfère regarder la réalité de chaque personne.

La vraie question est plutôt : si l’un des deux décédait demain, qu’est-ce que son absence changerait financièrement pour la personne qui reste et pour les enfants?

Qui dépend financièrement le plus de l’autre?

Prenons un exemple très simple.

Le mari gagne 100 000 $ par année et sa conjointe ne travaille pas présentement.

Ils ont une maison, une hypothèque, deux enfants et différentes dépenses familiales.

Dans cette situation, une grande partie du niveau de vie de la famille dépend du revenu de 100 000 $ du mari.

S’il décédait demain, ce revenu pourrait disparaître.

Mais l’hypothèque serait encore là.

L’épicerie serait encore là.

Les paiements de véhicules seraient encore là.

Les activités des enfants seraient encore là.

Et toutes les autres dépenses continueraient également.

Dans une situation comme celle-là, le mari pourrait avoir besoin d’un montant d’assurance vie beaucoup plus élevé que sa conjointe, parce qu’une plus grande partie des finances de la famille dépend de son revenu.

Mais ça ne veut surtout pas dire que sa conjointe n’a pas besoin d’être protégée.

Ne pas avoir de salaire ne veut pas dire ne pas avoir de valeur financière

C’est quelque chose que je trouve extrêmement important d’expliquer aux couples.

Une maman ou un papa qui reste à la maison peut ne recevoir aucun salaire, mais regardez tout ce que cette personne fait.

Elle peut s’occuper des enfants.

Faire les repas.

Amener les enfants à l’école.

Les accompagner à leurs activités.

S’occuper de la maison.

Faire les commissions.

Être présente lorsque les enfants sont malades.

Et accomplir des dizaines de petites choses chaque semaine qui permettent à la famille de fonctionner.

Si cette personne n’était soudainement plus là, certaines de ces responsabilités pourraient devoir être remplacées.

Le conjoint survivant pourrait avoir besoin de services de garde supplémentaires, d’aide à la maison ou simplement de travailler moins pendant un certain temps pour être davantage présent auprès des enfants.

Tout ça peut avoir une valeur financière importante.

C’est pourquoi je ne regarde jamais seulement le salaire inscrit sur une feuille.

Je regarde la contribution complète de chaque personne à la famille.

Il faut aussi regarder les dettes et les projets de la famille

Le revenu n’est qu’une partie de l’analyse.

Il faut également regarder l’hypothèque.

Les autres dettes.

Le nombre d’enfants.

Leur âge.

Le revenu de chacun.

Les économies déjà disponibles.

Les assurances déjà en place au travail.

Et surtout, ce que le couple voudrait qu’il arrive financièrement si l’un des deux n’était plus là.

Voulez-vous que l’hypothèque soit complètement remboursée?

Voulez-vous prévoir de l’argent pour les études des enfants?

Est-ce important que le conjoint survivant puisse prendre plusieurs mois sans travailler?

Voulez-vous remplacer plusieurs années de revenu?

Les réponses à ces questions peuvent faire une énorme différence dans le montant d’assurance nécessaire.

500 000 $ chacun n’est pas automatiquement la bonne réponse

Chaque couple est différent.

Pour certains, avoir le même montant d’assurance peut parfaitement avoir du sens.

Pour d’autres, les besoins peuvent être complètement différents.

Une personne pourrait avoir besoin de 750 000 $ de protection et l’autre de 300 000 $, simplement parce que l’impact financier de leur décès ne serait pas le même.

Ce ne sont que des exemples.

Il n’existe pas de formule magique qui convient à toutes les familles.

Et surtout, je ne crois pas qu’on devrait choisir un montant d’assurance au hasard.

Mon objectif est de protéger l’équilibre de votre famille

Lorsque je rencontre un couple, je ne regarde pas simplement deux personnes séparément.

Je regarde comment leur vie fonctionne ensemble.

Qui paie quoi?

De quel revenu la famille dépend-elle?

Qui s’occupe principalement des enfants?

Quelles sont les dettes?

Quels sont leurs projets?

Et si l’un des deux disparaissait demain, qu’est-ce que l’autre devrait être capable de continuer à payer?

Parce qu’au bout du compte, c’est ça le véritable objectif.

L’assurance vie ne remplacera jamais la personne qu’on aime.

Mais elle peut éviter qu’en plus de vivre une énorme épreuve émotionnelle, la famille doive immédiatement vivre une crise financière.

Je le dis toujours à mes clients :

on ne choisit pas un montant d’assurance au hasard et on ne donne pas automatiquement le même montant aux deux conjoints.

On regarde ce que l’absence de chacun changerait financièrement pour l’autre et pour les enfants.

Le but, c’est que si l’un des deux n’est plus là, l’autre puisse continuer d’avancer sans que tout s’écroule financièrement.

Une première rencontre dure le temps de comprendre, pas le temps de signer. Vous repartez avec des chiffres et une prochaine étape, même si cette étape est « on n’achète rien cette année ».

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