Est-ce que l’argent d’une assurance vie est imposable au Nouveau-Brunswick?
C’est une question que mes clients me posent souvent : « Jason, si je décède, est-ce que mes bénéficiaires vont…

C’est une question que mes clients me posent souvent : « Jason, si je décède, est-ce que mes bénéficiaires vont devoir payer de l’impôt sur mon assurance vie? »
C’est une excellente question, parce que lorsqu’on prend une assurance vie de 100 000 $, 250 000 $ ou même 500 000 $, on veut savoir combien notre famille recevra réellement le jour où nous ne serons plus là.
La bonne nouvelle, c’est que dans la grande majorité des situations, le capital-décès d’une assurance vie versé à un bénéficiaire est reçu libre d’impôt au Canada, sous réserve des particularités de la situation.
Et ça peut faire une énorme différence pour une famille.
Un exemple avec une assurance vie de 500 000 $
Prenons quelque chose de simple.
Vous avez une assurance vie avec un capital-décès de 500 000 $ et vous avez désigné votre conjoint ou vos enfants comme bénéficiaires.
Si vous décédez pendant que cette protection est en vigueur et que le capital-décès est payable selon les conditions du contrat, vos bénéficiaires ne recevront généralement pas :
500 000 $ moins 30 % d’impôt.
Ils ne recevront généralement pas non plus :
500 000 $ moins 40 % ou 50 % d’impôt.
Le capital-décès de 500 000 $ est généralement versé sans impôt sur le revenu pour le bénéficiaire.
C’est une distinction importante lorsqu’on planifie la sécurité financière de sa famille.
Pourquoi est-ce si important?
Imaginez une famille avec une hypothèque de 250 000 $, deux enfants et plusieurs années avant la retraite.
Si l’un des parents décède, le revenu de cette personne peut disparaître du jour au lendemain.
Mais les dépenses de la famille, elles, continuent.
L’hypothèque.
L’épicerie.
Les paiements de véhicules.
Les activités des enfants.
Les études futures.
Les dépenses quotidiennes.
Une assurance vie peut alors fournir un montant important au moment où la famille en a réellement besoin.
Les bénéficiaires peuvent utiliser cet argent selon leurs besoins et leurs priorités.
Ils pourraient décider de rembourser l’hypothèque, mettre de l’argent de côté pour les enfants, rembourser certaines dettes ou simplement conserver une partie du capital pour remplacer une portion du revenu qui vient de disparaître.
Et si je veux laisser un héritage?
C’est également une raison pour laquelle certaines personnes choisissent de conserver une assurance vie même lorsqu’elles n’ont plus d’hypothèque importante.
Elles veulent simplement laisser quelque chose aux personnes qu’elles aiment.
Par exemple, une personne pourrait vouloir laisser un montant à ses enfants ou petits-enfants.
Dans plusieurs situations, l’assurance vie permet de prévoir ce capital à l’avance.
Et le fait que le capital-décès soit généralement reçu libre d’impôt par le bénéficiaire rend cette protection particulièrement intéressante dans une planification successorale.
Est-ce toujours aussi simple?
Il faut quand même être prudent avec le mot « toujours ».
Chaque situation peut être différente.
La façon dont la police est détenue, la personne ou l'entité désignée comme bénéficiaire, certaines situations impliquant une entreprise, une cession de police ou la succession peuvent avoir des conséquences juridiques ou fiscales différentes.
De plus, même si le capital-décès lui-même est généralement reçu libre d'impôt par le bénéficiaire, cela ne veut pas dire que tout ce qui concerne une succession est automatiquement libre d'impôt.
Une succession peut avoir d’autres obligations fiscales qui n’ont rien à voir avec le capital-décès de l’assurance vie.
C’est pourquoi, lorsqu’une situation devient plus complexe, je recommande toujours de regarder l’ensemble de la planification avec les professionnels appropriés.
Pour moi, l’objectif reste simple : protéger ceux qu’on aime
Quand on prend une assurance vie, on ne le fait pas pour nous.
On le fait pour les personnes qui vont continuer leur chemin après notre départ.
On veut savoir que notre conjoint pourra continuer à payer la maison.
Que nos enfants pourront poursuivre leurs études.
Que les dettes ne deviendront pas un fardeau pour notre famille.
Ou simplement qu’on pourra laisser un héritage aux personnes qui ont compté dans notre vie.
Je le dis souvent à mes clients : vous avez travaillé fort toute votre vie pour bâtir ce que vous avez et prendre soin de votre famille.
L’assurance vie peut permettre de prévoir un montant qui sera là pour continuer à protéger les personnes que vous aimez lorsque vous ne pourrez plus le faire vous-même.
Et savoir que le capital-décès est généralement reçu libre d’impôt par vos bénéficiaires, c’est une autre raison pour laquelle une assurance vie bien planifiée peut avoir une valeur aussi importante pour une famille.
Une première rencontre dure le temps de comprendre, pas le temps de signer. Vous repartez avec des chiffres et une prochaine étape, même si cette étape est « on n’achète rien cette année ».