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Quelle est la différence entre l’assurance invalidité et l’assurance maladie grave?

C’est une question que mes clients me posent souvent, parce que l’assurance invalidité et l’assurance maladie grave…

Jason Thomas, conseiller SFL Gestion de patrimoine

C’est une question que mes clients me posent souvent, parce que l’assurance invalidité et l’assurance maladie grave sont deux protections très différentes, mais qui sont faciles à mélanger.

Je l’explique toujours simplement :

L’assurance invalidité sert principalement à protéger votre revenu si vous devenez incapable de travailler, tandis que l’assurance maladie grave peut vous verser un montant forfaitaire si vous êtes atteint d’une maladie couverte et que les conditions du contrat sont respectées.

Les deux ne font donc pas le même travail.

Et dans plusieurs situations, elles peuvent très bien travailler ensemble.

L’assurance invalidité protège principalement votre revenu

Posez-vous une question toute simple :

« Si demain je ne peux plus travailler pendant 3 mois, 6 mois ou même un an, combien de temps pourrais-je continuer à payer mes dépenses? »

Pour la majorité des gens, le salaire est ce qui permet à tout le reste de fonctionner.

L’hypothèque ou le loyer, l’épicerie, la voiture, l’électricité, les assurances, les activités des enfants et toutes les dépenses normales de la vie continuent même lorsqu’on est incapable de travailler.

C’est là que l’assurance invalidité devient importante.

Si une maladie ou une blessure vous empêche de travailler et que vous répondez aux conditions prévues à votre contrat, l’assurance invalidité peut vous verser une prestation mensuelle.

Par exemple, selon votre revenu et la protection choisie, vous pourriez recevoir un montant chaque mois pendant votre période d’invalidité admissible.

Le but est simple : remplacer une partie de votre revenu pendant que vous êtes incapable de travailler.

L’assurance maladie grave fonctionne différemment

L’assurance maladie grave ne cherche pas principalement à remplacer votre salaire mois après mois.

Elle peut plutôt vous verser un montant forfaitaire si vous recevez le diagnostic d’une maladie couverte et que les définitions et conditions prévues au contrat sont respectées.

Par exemple, vous pourriez choisir une protection de :

25 000 $, 50 000 $, 100 000 $ ou même davantage, selon le produit et votre admissibilité.

Si vous détenez une protection de 50 000 $ et que vous recevez le diagnostic d’une maladie couverte donnant droit à la prestation, vous pourriez recevoir votre 50 000 $.

Cet argent peut ensuite être utilisé selon vos besoins.

Vous pourriez décider de payer votre hypothèque, rembourser des dettes, couvrir des déplacements ou certaines dépenses liées à votre situation, compenser une perte de revenu ou simplement conserver cet argent comme coussin financier afin de prendre le temps nécessaire pour vous rétablir.

Voici un exemple qui explique bien la différence

Imaginez qu’une personne gagne sa vie normalement et qu’un jour, malheureusement, elle reçoit un diagnostic de cancer couvert par son contrat.

Elle doit arrêter de travailler pendant plusieurs mois pour suivre ses traitements.

Si elle possède une assurance invalidité, celle-ci pourrait lui verser une prestation mensuelle admissible pour remplacer une partie de son revenu pendant son incapacité à travailler.

Si cette même personne possède également une assurance maladie grave de 50 000 $, elle pourrait recevoir en plus un montant forfaitaire de 50 000 $, si son diagnostic et sa situation répondent aux conditions de son contrat.

Voilà pourquoi les deux protections peuvent être si complémentaires.

L’une aide à faire entrer de l’argent chaque mois pendant l’invalidité. L’autre peut mettre immédiatement un montant important entre vos mains pour vous donner des choix et un coussin financier.

Et il y a une autre différence importante

Pour recevoir une prestation d’assurance invalidité, ce n’est pas nécessairement le nom de la maladie qui est le point central : il faut notamment que votre état entraîne une invalidité correspondant à la définition prévue dans votre contrat.

Une personne pourrait donc devenir incapable de travailler à cause d’une maladie ou d’une blessure sans nécessairement être atteinte d’une des maladies couvertes par une assurance maladie grave.

À l’inverse, une personne pourrait recevoir le diagnostic d’une maladie grave couverte et être admissible à sa prestation forfaitaire selon son contrat, même si sa situation relativement au travail est différente.

C’est pourquoi je ne considère pas ces deux assurances comme des protections qui se remplacent.

Elles répondent simplement à deux besoins différents.

Laquelle est la plus importante?

Je n’aime pas répondre automatiquement : « celle-ci est meilleure que l’autre ».

Je préfère regarder la réalité de la personne devant moi.

Quel est votre revenu? Combien coûtent vos dépenses mensuelles? Avez-vous une hypothèque? Des enfants? Combien de temps pourriez-vous vivre sans salaire? Avez-vous des économies? Avez-vous déjà une protection au travail?

Toutes ces questions permettent de déterminer ce qui est réellement important pour vous.

Et lorsque le budget le permet, avoir les deux protections peut créer un filet financier beaucoup plus complet.

Je le résume toujours ainsi à mes clients :

L’assurance invalidité protège principalement votre salaire lorsque vous êtes incapable de travailler.

L’assurance maladie grave vous donne un coussin financier lorsqu’une maladie couverte entre dans votre vie.

L’une peut aider à continuer de payer les dépenses du mois.

L’autre peut vous donner une somme importante pour traverser l’épreuve avec davantage de choix et moins de pression financière.

Parce que lorsqu’on tombe malade ou qu’on devient incapable de travailler, il y a déjà suffisamment de choses auxquelles penser.

Notre énergie devrait être consacrée à notre santé, notre rétablissement et aux gens qu’on aime… pas à se demander comment on va payer les prochaines factures.

Une première rencontre dure le temps de comprendre, pas le temps de signer. Vous repartez avec des chiffres et une prochaine étape, même si cette étape est « on n’achète rien cette année ».

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